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mercredi 11 juillet 2012

La sélection, Kiera Cass


Edition Robert Laffont
344 pages

Synopsis : 

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?

Tout d'abord, je tiens à adresser un grand merci à Catline qui a bien voulu faire voyager son livre. Je pense que sans ça, je n'aurais jamais lu La sélection. 
C'est vrai que la couverture est très belle et le résumé vraiment tentant, mais j'ai tendance à me méfier des livres de la collection R qui collectionnent pas mal d'avis mitigés. Celui-ci sortait un peu du lot. 
Mais bien sûr, ça n'a pas loupé, mon avis n'est pas vraiment des plus positifs. 

Je trouve que ce livre est complètement surfait. Il y a pleins de petites choses qui m'ont troublées et dérangées et qui m'ont empêchées d'apprécier pleinement ma lecture. 
Et ça commence avec la ressemblance avec la saga Hunger Games. Alors non bien sûr, l'histoire n'est pas du tout la même, mais il y a certain passages qui ont un goût de déjà vu. On retrouve un système de caste presque similaire à HG, mais aussi le fait que ce soit un jeu télévisé. Et finalement j'ai réussi à identifier presque chaque personnage de La sélection à un personnage de Hunger Games : (Maxon-Peeta, Aspen-Gale, et surtout América-Katniss). Vous l'aurez compris, La sélection est à mes yeux, une pâle copie de HG. 

Il y a un passage qui explique le pourquoi de la dystopie. Mais tout est récité d'un bloc, façon leçon d'histoire et je n'ai pas trouvé ça très judicieux. Le passage est un peu long, et pas franchement intéressant. J'aurais préféré en apprendre un peu plus et que ce soit répartit au fil du roman.  

Enfin dernier point négatif, mais pas des moindre : cette histoire de renégats. Maxon est quand même le prince du pays, mais lui et son père son incapable de défendre le palais. Tout les mois, des renégats viennent piller et saccager le château sans que personne ne soit en mesure de faire quelque chose ? On peut se poser des questions sur la fiabilité de ces deux hommes qui sont à la tête du pays. D'autant qu'ils se cachent dans les sous-sols comme deux poules-mouillées. 

Mais rassurez vous, il y a quand même quelques points positifs qui viennent se glisser dans le roman. Et la première chose que je peux souligner, c'est le style de l'auteur : fluide et efficace. L'histoire n'est pas transcendante et il y a parfois quelques longueurs, mais avec le style de l'auteur, ça passe plutôt bien. 

J'ai beaucoup aimé le triangle amoureux, dans le sens ou je n'ai pas encore de préférence pour l'un des deux garçon. Je trouve ça très bien joué de la part de Kiera Cass. Et pourtant, ils sont assez diamétralement opposés. J'ai hâte de voir ce que l'auteur nous réserve à ce niveau là dans les tomes suivant. 
Et puis évidemment il y a le personnage de América. Elle a ses valeurs et est très franche avec tout le monde. Je l'ai plutôt bien aimé, même si parfois elle a tendance a joué la comédie. 

En bref, un premier tome en demi-teinte. Il y a beaucoup de descriptions et au final, il ne se passe pas grand chose. L'aspect télé-réalité, n'est pas vraiment respecté. Mais les personnages et le style de l'auteur nous font passer un moment plutôt agréable. 





jeudi 26 avril 2012

La déclaration, Gemma Malley


Edition Naïve
366 pages

Synopsis :

Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?


Tout d'abord, je tiens à remercier Dahlia qui a fait voyager son livre. Ca faisait très longtemps que j'avais envie de le lire et que tout le monde n'en disait que du bien. Une belle histoire, un incontournable de la dystopie, un livre bouleversant, ... Oui, c'est tout ça à la fois.
Un grand merci aussi à BookingTime avec qui j'ai fait cette lecture commune.
 
C'est vrai que le début peut ennuyer un peu, puisqu'on passe en revue tout le quotidien d'Anna à Grange Hall. Et moi-même, j'ai trouvé qu'au bout d'un moment, ça trainé en longueur. Mais je pense que c'est indispensable pour mettre en place les bases de l'histoire. Et plus on évolue dans le livre et plus ça devient hallucinant, voir même révoltant. Le rythme va crescendo, ce qui est plutôt pas mal.
 
Les personnages sont pour la plupart détestables. Je parle bien sûr des gens du pensionnat, à savoir la directrice aussi bien que les autres pensionnaires. Mais aussi les rabatteurs chargé d'arrêter les enfants illégaux. Ils sont cruels et utilise la corruption et la dénonciation pour arriver à leur fin. Et comme la grande majorité des gens prennent les pilules de longévité, la population de « jeunes » est presque inexistante. Et donc vous l'aurez compris, il ne reste que les personnes les plus âgées. Ils croient tout savoir et accusent les « surplus » de leur voler leur nourriture et leur énergie. La population ne se renouvelle pas et si on y réfléchi bien, ce sont eux les surplus.
 
C'est tous ces personnages et toute cette situation qui a fait que j'étais vraiment en colère pendant pratiquement l'intégralité du livre. C'est révoltant de voir ce qui se passe et de voir la passivité de tout le monde. Les gens se complaisent dans leur vie d'immortel, ce qui n'est même pas intéressant, puisqu'ils n'ont pas le droit d'avoir d'enfant. Certain même déteste leur vie et pourtant prennent le traitement de longévité. C'est aberrant. Comment toute la population peut avoir envie d'une vie éternel sans enfants ? Je n'ai pas pu croire que c'est ce que tout le monde désiré.
 
Anna est tellement bornée et persuadée que ses parents ne l'aiment pas. Elle met un temps fou à ouvrir les yeux et si j'ai trouvé ça pénible, ça n'a rendu l'histoire que plus crédible. En revanche, j'ai bien aimé Peter qui en quelque sorte se sacrifie pour elle, ainsi que les parents d'Anna. Ils sont tellement adorables. Ce sont bien les seules personnes que l'on croise dans tout le roman avec un peu de jugeote. Enfin, il faut aussi aborder le cas de Mme Sharpe, qui est une dame très bien et peut-être la seule dans son genre.
 
En bref, j'ai bien aimé ce roman très fluide et aussi très moralisateur. Je lui reproche juste ses longueurs du début.
 
 
Cette lecture commune est un peu particulière puisqu'avec BookingTime, on s'est posé quelques questions. J'ai piqué le concept chez Lady K et je l'ai proposé à BT qui a gentiment accepté de jouer le jeu. La LC est alors plus attractive et on peut avoir de vrais échange. 
 
- Qu'as-tu pensé du personnage d'Anna ?
Au tout début je l'ai trouvé vraiment pénible. Elle était bornée et obstinée. Et puis cette histoire de journal, j'ai tout de suite sentit que ça allé mal finir. Elle ne voulait pas voir plus loin que le bout de son nez. Et puis au fur est à mesure, elle a pris de l'assurance, elle s'est forgé une opinion sur le sens de sa vie, sur l'extérieur. 

- Ne trouves-tu pas que certaines scènes de violence sont inutiles ? Qu'il y en a trop et qu'on aurait pu s'en passer ?
Je ne trouve pas qu'il y est eu de scènes particulièrement violentes. Je pense que ça aurait pu être bien pire. Au tout début Anna nous dit que tous les pensionnaires subissent des maltraitances, mais aucunes de ces scènes ne sont décrites en détail. Les rabatteurs utilisent beaucoup la menaces, mais ne les mettes pas à exécution ou en tout cas pas ouvertement dans le livre. Non je pense que la vraie violence, c'est celle des mots. Certaines phrases sont durs, surtout sortie de la bouche d'une ados de 16 ans. 

- Penses-tu que dans 150 ou 200 ans, le monde pourrait en arriver au même point que dans "La Déclaration" ? 
Il ne faut jamais dire jamais, mais je croise tout de même les doigts en espérant ne jamais en arrivé là. Je ne serais de toute façon plus là pour voir ça, mais je pense que le monde se rebellerait plus que dans le livre ou les gens sont relativement passifs au vue de la situation. 

- Une petite quatrième : liras-tu la suite de cette trilogie ?
Oui, j'ai bien envie de me procurer la suite. Je n'ai pas encore lu le synopsis, mais ça promet d'être assez sympa vu la fin du premier tome =)
 
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