Affichage des articles dont le libellé est Thriller. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thriller. Afficher tous les articles

mardi 3 juillet 2012

Le premier sang, Sire Cédric


Edition Le pré au clercs
508 pages

Synopsis : 

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous. 
Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

À travers ce nouveau roman étonnant de maturité, Sire Cédric ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue, impitoyablement, terriblement. Vos nuits n’ont pas fini de vous surprendre.

Un énorme merci à l'auteur et à Sigrid pour m'avoir envoyé ce livre. Je ne vous cache pas que j'ai sauté de joie quand je l'ai reçu dans ma boîte aux lettres. 

Il s'agit de la suite du livre De fièvre et de sang qui avait été pour moi une excellente découverte en matière de thriller. 
Mais attention, il vous faudra quand même lire le premier opus pour comprendre le second. 
L'histoire commence avec une intrigue totalement différente. Plus de femmes exsangues, mais des meurtres tout aussi atroces. Ce qui commence vraisemblablement comme une guerre de gang entre mafieux va prendre une tournure bien plus complexe. 
Encore une fois, il y a une part de fantastique et ce qui est fascinant, c'est de ne jamais savoir quand la fiction dépasse la réalité. De ce côté-là, j'ai complètement était conquise, comme dans le premier tome. Et même si la distinction entre les deux mondes est un peu floue, on arrive toujours à s'y retrouver dans la lecture. 

On retrouve donc nos deux héros et avec eux, leurs problèmes. Si Alex n'a pas changé, et reste pour moi le personnage le plus attachant du roman, ce n'est pas le cas d’Éva. Elle est devenue très irritable. C'est assez compréhensible, vu ce qu'elle vit, mais par la même occasion, ça ne l'avantage pas aux yeux du lecteur. Elle pense qu'elle peut s'en sortir seule, mais il ne faut pas être Einstein pour comprendre qu'elle a besoin d'aide et surtout de soutient. Elle est un peu dépassé par la situation et elle fait cafouiller pas mal de choses au début du roman. 

J'ai davantage apprécié la deuxième partie du roman qui prend une tournure beaucoup plus rythmé. On commence à émettre des hypothèses, mais clairement j'ai été à côté de la plaque. L'auteur m'a complètement surprise avec les révélations de la fin. Pardonné moi l'expression mais "j'ai été sur le cul". Et une fois que j'ai eu fini le roman, je me suis dit qu'il y avait en fait pas mal d'indices permettant d'arriver à cette conclusion. Soit je suis une très mauvaise enquêtrice, soit l'auteur a un don pour maintenir le suspense jusqu'au bout. Je préfère penser que la deuxième solution est exacte. ^^

Les 100 premières pages environ sont un peu longues à se mettre en place. Il faut le temps d'expliquer la situation et de récolter assez d'indices pour que l'enquête démarre. Mais ça ne m'a pas vraiment dérangé, car comme à chaque fois on assiste à des descriptions très réalistes et notamment les autopsies. L'auteur n'est pas avare de détails. 
Mais si ça peut vous rassurez, ce deuxième tome est beaucoup moins sanglant et il m'a fait moins peur que le premier. 

En bref, un second tome vraiment bon quoiqu'un chouillas en dessous du premier. La fin est à couper le souffle. Si je ne dis pas de bêtise, il devrait y avoir un tome 3 et il promet d'être fort e rebondissements.   

mardi 26 juin 2012

Tu es moi, Sara Shepard


Edition Fleuve Noire
350 pages

Synopsis : 

Deux jumelles que tout sépare.
Une disparition mystérieuse.
Un jeu diabolique et dangereux.
Qui pourra en sortir indemne ?


Quel résumé mystérieux, vous ne trouvez pas ? Moi c'est ce qui m'a complètement charmé et surtout ce qui m'a incité à ouvrir le bouquin. On ignore tout de l'histoire qu'on va trouver à l'intérieur. Je n'ai volontairement pas lu de chronique avant de le commencer pour être complètement dans la surprise. 

Ce qu'il faut savoir, c'est que notre histoire commence avec deux jumelles qui ignorent totalement l'existence de l'autre. L'une vit une vie plutôt confortable, quant à l'autre elle va de familles d’accueil en familles d’accueil. Et voilà qu'un beau jour, par un (malheureux ?) concours de circonstance Emma va découvrir qu'elle a une soeur jumelle : Sutton. Elles vont se donner rendez-vous et Sutton ne va pas venir. En revanche des amis de Sutton vont arriver et prendre la pauvre Emma pour sa soeur. Celle-ci va n'avoir d'autre choix que de prendre sa place. 

Le vrai enjeu de ce livre est en faite de savoir ce qu'il est advenu de Sutton. Mais personne ne s'en inquiète puisqu'ils ne remarquent pas la supercherie. 

Ce livre m'a complètement tenu en haleine jusqu'à la fin, c'est assez fou. Mais c'est aussi très frustrant d'arriver à la fin et de voir que l'enquête d'Emma pour retrouver sa soeur n'a pas avancé d'un pouce. Et la tâche n'est vraiment pas aisé pour la miss, puisque le doute s'installe sur une multitude de personnages. A aucun moment je n'est été sûr de la sincérité d'un personnage. Et rien que pour ça, je dis un gros bravo à l'auteur. 

J'ai beaucoup aimé la manière dont le roman est construit. Il faut savoir que même si Sutton a disparu, elle a le droit à la parole. Ce n'est pas exclusivement Emma qui a l'avantage. Vous verrez de quelle manière l'auteur s'y est prise. Ça ne fait que rajouter des questions à toutes celles qu'on se pose déjà. 

Au niveau des personnages, il n'y a que Emma qui sort du lot. Une jeune fille très sympa et aussi très mal à l'aise vis à vis de la situation. Même si sa vie d'avant n'étais pas facile, son but n'était pas de prendre la place de sa soeur. Quant à Sutton, on se rend vite compte que c'était une petite garce. Et par conséquent, une bonne partie de ses amies sont exactement pareil qu'elle. Dans le résumé, il est question d'un jeu diabolique et ça entre en jeux dans la disparition de la jeune fille. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un jeu vraiment pervers. 

En bref, une lecture très original, qui passe toute seule. J'ai très envie de connaître la suite. C'est dommage qu'on n'en sache pas plus qu'au début, une fois le livre achevé. 

samedi 26 mai 2012

Rage, Stephen King


Edition J'ai Lu
250 pages

Synopsis : 

Charles Decker est, en apparence, un petit lycéen américain bien tranquille. Mais, entre un père violent qu'il déteste et une mère fragile, il rage a froid. Un jour, cette rage éclate et il abat, d'un coup de revolver, sa prof de maths. Puis, il s'empare du pouvoir, autrement dit, il prend sa classe en otage. Il va alors contraindre ces condisciples a se livrer a un déballage furieux, a se débarrasser de toutes les haines accumules en secret : contre les parents, la société corrompue, l'école pourrie, la lâcheté et l'incompréhension des adultes.


OMG, ce livre est une tuerie, au sens propre comme au figuré. C'est à la fois un livre génial et un livre horrible. En bref, c'est un livre qu'il faut avoir lu.
Comme le résumé l'indique, Stephen King nous parle de tuerie et de prise d'otage dans les écoles. Sujet d'actualité il y a 20 ans, mais encore aujourd'hui, c'est quelque chose qu'il ne faut pas prendre à la légère et Stephen King nous fait comprendre l'ampleur du phénomène et bien plus.
 
Une des premières choses dont j'aimerai vous parlez, c'est le personnage de Charly. C'est lui qui porte l'histoire et pourtant c'est un personnage très complexe. Je me suis tout de suite dit : « ce mec est complètement cinglé. » Et puis au fil des pages, on se rend compte que oui il est cinglé, mais aussi très intelligent. Il a le don de manipuler les gens auxquels il est confronté d'une manière tout à fait fascinante. Il est profondément pervers et cruel, et il ne faut pas se leurrer, c'est un personnage qui dérange. 
Mais plus encore que Charly, ce sont les élèves de la classe qu'il prend en otage qui m'ont dérangé. J'avoue ne pas avoir compris leurs réactions vis-à-vis de la situation. J'ai trouvé ça même carrément flippant.
Soyons donc clair, c'est un roman qui dérange. Certain pourront se trouver mal à l'aise en le lisant et je dois bien avouer que ça m'est arrivé quelques fois. Mais au-delà de ça, j'ai trouvé cette lecture vraiment fascinante.
 
Et puis Stephen King, veut mettre l'accent sur la responsabilité des parents. On comprend très vite que Charly a eu une enfance plutôt « difficile ». SI je mets ce mot entre parenthèse, c'est pour dire que oui ce n'était pas facile tous les jours, mais que ce n'était pas non plus dans les extrêmes. Et c'est peut-être un des points qui m'a un peu agacé. Si tous les enfants avec une enfance un peu difficile se mettaient à tirer sur tout le monde, il y aurait beaucoup de morts. Alors il faut arrêter de dire que c'est la faute des parents. Charly part avec des problèmes mentaux, j'en suis certain.
 
Par contre, on peut dire que les adultes dans cette histoire ne gèrent rien du tout et sont complétement dépassé. Que ce soit les profs, ou les forces de police, ils sont vraiment considérés comme des incapables. Et puis la fin m'a complètement laissé « baba ». Ce n'est certainement pas ce à quoi je m'attendais. Je pense d'ailleurs qu'une relecture ne serait pas de trop pour comprendre tous les petits aspects psychologiques que je n'ai pas saisis.
 
En bref, c'est un livre que j'ai beaucoup aimé, il s'agit de mon premier Stephen King et je ne suis pas déçu. Mais accrochez-vous, car c'est un roman dur et sans pitié. 

dimanche 29 avril 2012

La dame en noir, Susan Hill


Edition L'Archipel
217 pages

Synopsis : 

Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...
Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...


Voici un livre qui risque d'arriver bon dernier dans mon classement du bilan du mois d'avril.  Heureusement qu'il s'agissait d'un emprunt bibliothèque, parce que j'aurais vraiment été déçu si ça avait été un achat. Ce livre ne tient absolument pas ses promesses. L'auteur était censé nous proposé un thriller et une histoire de fantômes. Et bien il n'y a rien de tout ça.
 
Le livre fait 215 pages ce qui n'est déjà pas très épais, mais les fantômes n'apparaissent qu'au bout de la 150e page environ. La première partie du roman est consacré au personnage d'Arthur et à sa vie personnelle et professionnelle. Je me suis ennuyé toute cette première partie et j'ai bien faillis abandonner. Le début du livre est beaucoup trop long au vue de la taille du livre.
 
Je pensais avoir peur ou au moins avoir un petit frisson, mais je n'ai absolument rien ressenti. Le vide total. Il y a beaucoup trop de description et ça nuit à l'aspect thriller du bouquin. L'auteur nous décrit chaque détail des lieux et des personnages. Je dirais même que le premier tiers du livre n'était pas nécessaire. Pour vous dire, je ne sais même pas comment un réalisateur a pu vouloir faire de ce livre un film. C'est quelque chose qui me dépasse. Et si j'ai bien compris, le film n'est pas vraiment fidèle, mais il a au moins le mérite de faire peur.
 
Passons maintenant au personnage d'Arthur. Je n'ai pas du tout réussi à m'attacher à ce personnage. Dans le livre, il veut jouer avec le feu et il se brûle. Alors non, je n'avais pas du tout envie de le plaindre. Il faut savoir que tout le village dans lequel il se trouve le met en garde contre ce manoir et même lui y va une première fois et il se rend compte que l'endroit est plutôt flippant. Mais monsieur veut faire son téméraire et il y retourne. Finalement, il est le seul fautif de ce qu'il lui arrive.
 
Il y a une seule chose qui m'a touché, c'est le petit chien Spider, qui n'est d'ailleurs pas si petit que ça.^^. C'est affreux, mais je me suis plus soucié du devenir de l'animal que de l'humain (espèce d'insensible –').
 
En bref, une lecture pas franchement passionnante et si c'était à refaire, je ne l'ouvrirais même pas.