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mercredi 19 septembre 2012

Oscar et la dame rose, Eric-Emmanuel Schmitt

Edition Albin Michel 
99 pages


Synopsis : 

Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et " qui croit au ciel ", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu.

Nous sommes tous d'accord, la couverture de chez Albin Michel n'a aucun pouvoir persuasif quand la question de l'achat se pose. Surtout que cette édition coûte deux fois plus cher que la version poche. Bref tout ça pour dire que j'ai préféré emprunter ce livre à la bibliothèque plutôt que de l'acheter. 

L'histoire est vraiment accessible à tous. Qu'on ai 7 ou 77 ans, tout le monde pourra y trouver son bonheur. Le petit nombre de pages additionné au style très simple et sans fioritures de l'auteur permettra à chacun de passer un excellent moment. 

Les personnages sont absolument géniaux. Il y a bien sûr Oscar, l'élément central de ce roman. Un petit garçon vraiment rigolo qui a presque des réactions d'adultes quand on voit la situation dans laquelle il se trouve. Mais celle qui ma fait craquer, c'est bien évidemment Mamie Rose. C'est le personnage qu'on rêve d'avoir dans sa vie. Une petite dame avec la gentillesse pour seul credo, que de bonnes intentions et toujours les mots qu'il faut au bon moment. 
Même les personnages secondaires sont inoubliables. Je pense notamment au docteur et à Peggy Blue. Ils n'apparaissent pas souvent, mais ils transmettent un petit message qui reste gravé dans notre esprit. 

Je pensais que le fait que le livre soit sous forme de lettres serait dérangeant, mais pas du tout. On n'a pas toujours l'impression que ce sont des lettres, finalement c'est juste Oscar qui nous raconte son histoire en même temps qu'à Dieu. 
D'ailleurs, la religion est très présente. Mais pas ce genre de propos qui essaye de vous embrigadé dans une religion ou une autre. Ici, on nous parle du catholicisme, mais ça aurait pu être n'importe quelle religion, il n'y aurait pas eu de différence. 
Ce qui compte, c'est l'espoir, c'est vivre serein jusqu'à son dernier souffle, sans avoir peur de la douleur et sans aucunes tristesse ni rancoeurs envers qui que ce soit. 

En bref, c'est une lecture que je vous recommande chaleureusement. Vous passerez assurément un beau moment avec cette petite histoire. 

vendredi 3 août 2012

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes


Edition J'ai lu
252 pages

Synopsis : 

Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l'intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l'assistance de la psychologue Alice Kinnian, d'appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d'esprit employé dans une boulangerie. C'est bientôt l'extraordinaire éveil de l'intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l'amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jours les facultés supérieures d'Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d'un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l'état de bête...

Waouh, je pense que c’est un livre qu’il faut vraiment avoir lu. Il fait parti de ceux qui restent encré dans votre mémoire, tellement l’histoire est forte.
Je ne vais pas vous faire de résumé. Je trouve déjà que la quatrième de couverture en révèle un peu trop. C’est d’ailleurs le seul point négatif que je reproche au livre. Je pense que le lecteur pourrait réellement être surpris, si le synopsis ne révélait pas la direction que prend l’histoire.

Mais le fait est que même avec ce point négatif, l’histoire reste super.
On suit l’histoire de Charlie au travers de ses écrits. Il va tenir un  journal intime, ou il écrit tous les jours ce qu’il ressent et ce qu’il se souvient de son passé.
Au début l’écriture de Charlie est très brouillonne. Il y a beaucoup de fautes et ses tournures de phrases ne sont pas toujours justes. Mais une fois qu’il a subit l’intervention, il dit des choses beaucoup plus sensées et d’une manière beaucoup plus mature, jusqu’à ne plus faire de fautes du tout.

J’ai été tellement touché par le personnage de Charlie. On ressent toute sa souffrance vis-à-vis de la situation. Tout au long du roman, il se sent très seul. D’abord on se moque de lui, parce qu’il n’est pas assez intelligent. Mais une fois que son QI a surpassé celui de tout le monde, personne n’est capable de suivre une conversation avec lui. Seulement, lorsque Charlie était idiot, il ne se rendait pas compte, qu’on riait de lui. En évoluant, il prend conscience de certaine chose et le fait d’être intelligent ne le rend pas plus heureux.
Et quand, enfin il tombe amoureux, son passé le rattrape.

Il y a de nombreux autres personnages, notamment les médecins. Il faut bien comprendre que leur but est avant tout d’observer l’évolution intellectuelle de Charlie. L’aspect humain importe peu pour ce genre de personnes. Mais malgré tout, je ne les aie pas détestés. On comprend plus loin leurs motivations et leurs points de vue.

J’ai vraiment aimé le style de l’auteur. Il a su s’approprier le rôle d’un retardé pour le début du roman et pour tout le reste de l’histoire, l’écriture était très fluide. J’ai très envie de me plonger dans un autre de ses romans. Son histoire est tellement triste et si peu larmoyante.

Pour ce qui est de la toute fin, j’ai quand même été surprise. Je m’attendais à beaucoup de chose mais certainement pas à ça. Je suis d’ailleurs resté un peu bloqué une fois que j’ai eu tourné la dernière page. Mais en y ayant bien réfléchie, je trouve que c’est tout à fait approprié.

En bref, je vous recommande vivement ce livre. Mais si vous voulez quelques surprises, ne lisez pas la quatrième de couverture. Même si le but premier du livre n’est pas de nous surprendre. 

samedi 14 juillet 2012

Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti


Edition Babel
253 pages

Synopsis : 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Il s'agit de la toute première LC avec ma partenaire Grazou. Je ne sais pas vraiment comment nous sommes tombé d'accord sur ce livre, mais en tous les cas, j'étais bien emballé à l'idée de sortir de ma PAL. 
Pour bien compléter cette lecture commune, nous nous sommes posé quelques questions sur le livre, que vous pourrez trouver à la fin de cet article. 

Au premier abord, il s'agit d'un livre plutôt intéressant. La couverture est sympathique et le synopsis sort un peu de l'ordinaire. Je m'attendais à une histoire d'amour hors du commun. Il faut avouer que rencontrer son âme soeur dans un cimetière n'est déjà pas banal. 
Mais je n'ai eu besoin que de quelques pages pour me rendre compte que j'allais m'ennuyer. 

L'histoire commence donc dans un cimetière. Je m'attendais donc à trouver des personnage détruits par la mort d'un de leur proche, avec un passé douloureux ou quelques choses dans le genre. Mais l'histoire n'est pas vraiment dirigé dans ce sens là. 
Désirée et Benny se rencontrent et ils n'accrochent pas vraiment l'un à l'autre. Mais ils se basent uniquement sur des critères physique puisqu'ils ne se sont jamais parlé. Et puis bam ! Un sourire et c'est partit pour le grand amour et la passion dévorante comme nous dit la quatrième de couverture. Mais comme vous pouvez-vous en douter, rien ne vas être simple pour ces deux tourtereaux. 

L'histoire ne m'a pas vraiment emballé, et je n'ai pas été plus conquise par les personnages, du moins les deux principaux. Benny est un peu le cliché de l'agriculteur bouseux et sa vie lui est dicté par ses vaches. Quant à Désirée, elle ne pense qu'à sa carrière. Elle est froide et manque terriblement de tact. Chacun ne pense qu'à sa petite personne et aucun des deux ne veux faire de compromis. On est bien loin du romantisme et de la belle histoire d'amour. 
Il y a beaucoup de désillusions et l'auteur nous peint un tableau bien noir de l'amour. 

Enfin, on ne peut pas dire que l'histoire soit bien passionnante. C'est un peu toujours la même chose. Et le style de l'auteur ne vient pas arranger les choses. Beaucoup de lenteur et de répétition. Et aussi beaucoup de vulgarité. 

En bref, un livre qui m'a ennuyé sans grand intérêt majeur. L'histoire est fade et totalement déprimante. 

- Quel personnage as-tu préféré et pourquoi ?
Je n'ai pas vraiment accroché aux personnage, mais si il fallait en choisir un, ce serait Benny. C'est lui qui prend la décision final la plus adapté à mon sens. Et c'est lui aussi qui à le plus d'attention envers Désirée. Il s'implique un peu plus dans son couple malgré les obligations de sa ferme. 

- Qu'as-tu le plus aimé dans ce livre ?
J'ai bien aimé la scène ou ils sont tous les deux dans un centre commercial et que Benny lui achète pleins de cadeaux pour son anniversaire. Les cadeaux sont un peu nuls, mais c'est le passage qui m'a le plus touché. 

- Qu'as-tu le moins aimé dans ce livre ?
Le style de l'auteur auquel je n'ai pas vraiment accrocher. J'ai trouvé beaucoup de vulgarités. 

- Si tu devais choisir entre "la délicatesse" de Foenkinos et "Le mec de la tombe d'à côté" ? Pourquoi ?
Sans hésitation, je choisie La délicatesse. Le livre est frais, il se lit rapidement et surtout, il fait passer beaucoup plus d'émotions. Dans La délicatesse tout est possible alors que dans le roman de Katarina Mazetti, tout est bien sombre. 

- Penses-tu lire le second tome ?
Je ne lirais pas le second tome, c'est sûr et certain. J'ai été beaucoup trop déçu par celui-ci. 





jeudi 12 juillet 2012

Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay


Edition Le livre de poche
404 pages

Synopsis : 

Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

Un livre bouleversant, qui ne peut laisser personne indifférent. La seconde guerre mondial, est une période de l'histoire qui m'intéresse particulièrement, j'ai donc été très ravie de suivre la vie du personnage de Sarah. 
Il ne faut absolument pas croire que ce livre est réservé aux historiens. Tout est très bien expliqué et il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un roman. 
Je pense que l'auteur est s'est très bien renseigné sur son sujet. Il y a beaucoup de précisions sur des dates, des faits et on peut tout à fait penser que ce genre d'histoire est arrivé. Même si c'est romancé, j'en ai appris beaucoup sur le sujet. Et c'est expliqué de telle sorte que tout le monde puisse comprendre. 

Il y a une particularité que j'ai beaucoup aimé, c'est le fait que le roman soit à deux voix. Les passages ou l'on suit Sarah sont particulièrement dur. Il y a des passages choquants et je pense que ça aurait pu devenir très vite insupportable. Mais comme on alterne aussi avec le point de vue de Julia, c'est très agréable à lire. On ne tombe pas dans un roman larmoyant impossible à terminer. 

J'ai eu un gros coup de coeur pour les personnages et pas seulement pour les principaux. Sarah et Julia sont bien sûr très touchantes, mais il ne faut pas oublié les secondaires. Je pense notamment à la famille Dufaure. Mais je ne vais pas vous révéler de qui il s'agit, histoire de préserver quelques surprises pour les futurs lecteurs. 

J'avais connaissance de l’existence de la rafle du Vel d'Hiv et je savais également que les français étaient responsables de cet incident. Mais c'est vrai que j'ai du mal à concevoir que personne ne ce soit rebellé. C'est quelques chose qui me dépasse de même que le comportement des officiers français. Et heureusement qu'au cours du roman, on croise quelques personnages avec de bonnes intentions. 

En bref, ce livre est un mini coup de coeur pour moi. Il y a beaucoup d'émotion, et de très beaux personnages. On en apprend pas mal sur le sujet et on passe un très bon moment. Je vous le conseille grandement. 

vendredi 22 juin 2012

No et moi, Delphine de Vigan


Edition Le livre de poche
250 pages

Synopsis : 

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. 
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle. 
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage. 
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.

Ce livre est un vrai coup de coeur. Ça fait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi fort. Et heureusement que je l'ai trouvé par hasard, car sinon je crois que je ne l'aurais jamais lu. 

L'histoire est très dur bien sûr, puisque des thèmes comme la pauvreté ou l'exclusion sont abordé, mais pas une seule fois je n'ai pleuré. C'est touchant, mais pas larmoyant. Je n'ai pas eu l'impression que l'auteur voulait qu'on s’apitoie sur le sort de ses personnages, l'auteur veut juste qu'on ouvre les yeux et qu'on se remette en question. Du moins c'est ce qu'il m'a semblé comprendre. 

Lou et No sont deux personnages diamétralement opposé et pourtant va naître une complicité entre ces deux jeunes filles quasi-inexplicable. Lou est du genre calme, intelligente et dans une situation financière plus que confortable. Tandis que No, très vulgaire et assez déluré vit dans la rue. Elles se complètent et vont formé un duo absolument charmant. 
Lucas est un personnage secondaire que j'ai aussi beaucoup aimé. Le camarade de classe de Lou, un peu "branleur", mai qui va se révélé être d'une grande aide pour les deux jeunes filles. 
Et pour finir il y a la famille de Lou. Son père et sa mère un peu paumé et submergé par leur passé, mais incroyablement tolérant. 

Le style de l'auteur est en toute simplicité. Pas de chichi, on va droit à l'essentiel. On sent qu'il y a de la recherche et que le sujet est maîtrisé. C'est très fluide et on a terminé le livre avant d'avoir dit ouf. 

Le deuil, la pauvreté, l'acharnement, autant de sujet abordé avec douceur. C'est un hymne à l'amour, à l'amitié. Ce livre nous donne des forces pour se battre contre les tourments de la vie. 
C'est un livre pour tous les âges, que je vous recommande fortement. 

En bref, foncez, c'est un livre qu'il faut avoir lu. Et je vous conseille de regarder le film dans la foulé. Très fidèle et accompagné d'une bande son absolument sublime. 


mercredi 20 juin 2012

La délicatesse, David foenkinos


Edition Folio
210 pages

Synopsis : 


« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »


La quatrième de couverture m'a complètement fait craqué. J'ai trouvé cet extrait très accrocheur et j'ai tout de suite eu envie de me plonger dans ce roman. Mais il faut savoir que cet extrait ne reflète qu'une infime partie du roman qui est en réalité bien plus complexe. Mais si je peux vous conseiller une chose, c'est de ne pas lire la quatrième de couverture des éditions Folio avec l'affiche du film. Elle en dit un peu trop. 

Je me suis donc lancé dans ce livre sans vraiment savoir de quoi ça allé parlé. J'ai bien compris qu'il y allé avoir une histoire d'amour, mais au-delà de ça, j'étais un peu dans le flou. La romance à bien lieu, mais il y a une chute à laquelle je ne m'attendais absolument pas au alentours des pages 60-70. Et là l'histoire prend une tout autre tournure. Le livre est plus dur qu'il n'en à l'air. 

Je me suis beaucoup attaché au personnage de Nathalie. Et je n'ai pas pu m’empêcher de penser à Audrey Tautou, parce que c'est un rôle qui lui va incroyablement bien. C'est une femme accomplie, très original et surtout très douce. Pour les autres personnages qui gravitent autour de Nathalie, je n'ai eu aucun problème si ce n'est avec Chloé. Il s'agit d'une des collègue de Nathalie et elle est pour le moins détestable. Elle est très curieuse et perfide. Elle veut jouer les bonnes copines, mais je n'ai pas eu l'impression que c'était sincère. Elle donnait plus l'impression d'une fille paumé qui veut sympathiser avec la patronne pour avoir l'air cool. 

Au niveau du style, je n'ai rien à redire, c'est beau, c'est fluide et ça se lit tout seul. L'histoire est cohérente sans être original plus que ça. Je pense que c'est une lecture sans prise de tête idéal pour l'été. Mais c'est tout de même un roman qui prête à la réflexion. L'auteur nous parle de la vie, des relations humaines, de la tolérance, de la beauté,... 

En bref, une petite lecture très sympathique, avec des personnages attachants et surtout une belle morale. Je vous le conseille fortement et pourquoi pas combiné le livre au film. 



vendredi 15 juin 2012

Paris terre d'asile, Maxime Vivas


Edition Le Léopard Démasqué
109 pages

Synopsis : 

Quelle est cette étrange peuplade qui occupe la capitale de France ? Des êtres criards, qui s’époumonent à tout propos, de préférence sur leurs voisins. Des créatures asociales, qui dînent devant un écran et conversent avec leur main. Des… Parisiens ? 
Notre héros ultramarin, fraîchement débarqué dans la ville lumière, va vite regretter son île paradisiaque. 
Avec cette expédition du faux sauvage au cœur du Paris contemporain, Maxime Vivas dépoussière les Candide, Huron et autres Persan de la littérature française.


Je remercie énormément ma partenaire Grazou du blog Thecoffebook pour avoir fait voyager son livre. Elle m'avait terriblement donné envie avec sa chronique et quand elle a proposé de le faire partir en livre voyageur, j'ai été très emballé =). 
J'ai non seulement découvert un nouveau livre, mais aussi une nouvelle maison d'édition. 

La première chose qui a retenu mon attention, c'est la couverture. Elle est très belle et a un petit côté rétro, vintage que j'aime beaucoup. Le livre est impecablement fini et je n'ai rien à reprocher à ce niveau là. 
En revanche, j'ai trouvé l'histoire un peu rocambolesque. Je me demande vraiment ou les auteurs vont chercher toues ces histoires un peu farfelues. Pourtant l'idée de base est on ne peut plus explicite. Un jeune homme quitte son île perdue pour visiter la ville de Paris. Mais il se voit confronter aux coutumes et aux habitudes parisiennes qui ne sont pas vraiment les siennes. 
Et il se trouve que je me faisais une tout autre image du personnage principal. Il est en faite complètement à côté de la plaque et j'aurais presque envie de dire qu'avant d'arriver à Paris c'était un "sauvage". Pour faire claire j'ai eu l'impression que c'était un remake du film "Un indien dans la ville". Il est certes confronté à des choses compliquées, mais il manque aussi un peu de jugeote. Il fait des choses un peu bête comme mangé tous les jours au MacDo à s'en rendre malade. Mais le lendemain il recommence quand même à manger au Macdo. Pour moi ce n'est qu'une question de bon sens. 

L'auteur nous transmet un vrai message. Il dénonce les travers de la population parisienne et plus généralement des français. Somme nous scotché à notre téléphone toute la journée ? Evidemment. Est-ce que nous prenons un peu de temps pour aider des gens qui ont en besoin ? Certainement pas.  Et au travers de ce livre, on se rend compte que notre quotidien est vraiment truffé de complications (métro, mode d'emploi des appareils électriques). Bien-sûr, ces généralités ne s'appliquent pas à tout ni à tout le monde, mais ce sont des réalités, qu'il ne faut pas ignorer. Et c'est cet aspect là qui m'a vraiment plu dans ce bouquin. L'auteur nous met face à nous même.

En bref, c'est un livre sympathique, drôle et vrai, mais je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage de notre héros Motapien.  A lire rien que pour son côté humoristique =)




L'heure magique de la fiancée du pickpocket, Anne Bragance


Edition Mercvre de France
141 pages

Synopsis : 

Le ciel m'est tombé sur la tête quand elle a dit oui. Sur la tête de ma mère, j'ai posé la question comme ça, histoire de rire et elle a dit oui. Depuis je ris jaune. Jamais de ma vie j'ai voulu me marier, j'y pensais même pas, qu'est-ce qui m'a pris l'autre soir ? Ça doit être à cause de ses guibolles et de la pluie, un déchaînement des circonstances indépendant de ma volonté. Quand j'y repense, il y a eu un autre responsable : le Campari. Quand les verres sont arrivés sur notre table, j'ai cru qu'elle allait se pâmer. Le Campari, c'est son apéritif préféré, vous parlez d'une coïncidence ! 
Les futures mariés sont attablés dans un café de la Canebière : pourtant, cinq minutes auparavant, Maxime et Irina ne se connaissaient pas. Il aura fallu que Maxime, pickpocket de son état, choisisse la poche d'Irina pour y plonger la main... Mais avant le mariage, il y aura la confrontation des familles - et surtout des mères ! À Marseille, on crie, on pleure, on gesticule, on s'insulte, on s'embrasse... 
Tragi-comédie burlesque et tendre,"L'heure magique de la fiancée du pickpocket" met en scène des personnages un peu fous, truculents ou poétiques, mais toujours attachants. 


Je me suis un petit peu lancé à l'aventure avec ce livre, parce que je ne savais absolument pas à quoi m'attendre. Pour vous dire, il n'est même pas répertorié sur Livraddict. 
Et au final, je suis assez mitigé. Il y a du bon et du moins bon. Et il y a aussi beaucoup de choses étranges dans ce livre, à commencer par l'histoire. 

Un homme qui se trouve être un pickpocket demande une "inconnue" en mariage et elle dit oui ?? Déjà au début j'étais perdu. Mais après tout s'enchaîne comme si les personnages se connaissaient depuis toujours. Et tout au long du livre, le pickpocket nous dit qu'il n'a pas voulu ça, mais à aucun moment il va voir sa fiancée pour lui dire qu'il ne veut en réalité pas se marier. Bref j'ai trouvé se livre contradictoire et complètement rocambolesque. Et comme si l'histoire n'était pas assez complexe, il a fallu que les personnages le soient aussi. Et je décerne sans aucune hésitation la palme du personnage qui change le plus d'avis au cours du livre à Sonia (la maman de la fiancée). On ne sait jamais vraiment sur quel pied dansé avec elle. 

Ce qui m'a beaucoup plu en revanche, c'est cette alternance de point de vue. Chaque chapitre donne la parole à un seul et unique personnage. J'ai trouvé que non seulement c'était original, mais qu'en plus, marié au style de l'auteur, c'était vraiment plaisant à lire. 
C'est juste dommage que les deux mariés n'est pas le droit à plus de parole. On entend beaucoup plus les deux maman et les soeurs. 

Au final, je ne sais pas si l'auteur a voulu nous transmettre un message. J'ai toujours l'impression que dans ce genre de livre, il y a un message caché ou une histoire sous l'histoire. J'ai bien apprécié le style de l'auteur, mais peut-être que j'aurais davantage aimé avec une histoire un peu moins complexe. 

lundi 28 mai 2012

Un secret, Philippe Grimbert


Edition Le livre de poche
185 pages

Synopsis : 

Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne le vérifieront pas...Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer. une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence. 


J'ai lu le livre et vu le film dans la foulé et j'ai beaucoup aimé associé les deux. Le film est d'ailleurs très bien réalisé et il reste fidèle au livre jusque dans les moindres détails. Mais parlons plutôt de ce que j'ai pensé du livre. 
Je dois dire que je ne suis pas extrêmement fan des livres de moins de 200 pages. Comme je le dit dans ma vidéo du C'est lundi, ça ne nous laisse pas le temps de s'attacher aux personnages, ni d'être ému. Et je m'en suis rendu compte, parce que quand j'ai regardé le film, j'avais vraiment la gorge serré. Alors que pendant la lecture je n'ai pas ressenti autant d'émotion. Et pourtant l'histoire est touchante à souhait. 
On voit naître la révélation d'un secret de famille, un grave secret. Et le fait qu'on se trouve dans un contexte de Seconde Guerre Mondiale rend la chose encore plus dramatique. Je ne peux vous en dire que très peu, puisque l'intrigue du roman repose sur l'intégralité du livre. 

Je pense qu'on peut aussi rangé ce livre dans la catégorie des histoires d'amour. Même si c'est vrai que par moment, on ressent très bien l'égoïsme de certains personnages. 
Par contre, je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages. J'ai gardé une certaine distance, car tout le monde est plus ou moins responsable de la situation dans laquelle ils sont. 

Le livre se lit très vite du fait de ses chapitre très court. Et comme il ne fait que 180 pages, ça va très vite. J'aurais aimé que ce soit un peu plus approfondie. Mais ce que je me demande, c'est si cette histoire est biographique ou s'il s'agit d'une fiction pur et dur. 

En bref, une très belle histoire, mais il m'a manqué un petit quelque chose. 

samedi 26 mai 2012

Rage, Stephen King


Edition J'ai Lu
250 pages

Synopsis : 

Charles Decker est, en apparence, un petit lycéen américain bien tranquille. Mais, entre un père violent qu'il déteste et une mère fragile, il rage a froid. Un jour, cette rage éclate et il abat, d'un coup de revolver, sa prof de maths. Puis, il s'empare du pouvoir, autrement dit, il prend sa classe en otage. Il va alors contraindre ces condisciples a se livrer a un déballage furieux, a se débarrasser de toutes les haines accumules en secret : contre les parents, la société corrompue, l'école pourrie, la lâcheté et l'incompréhension des adultes.


OMG, ce livre est une tuerie, au sens propre comme au figuré. C'est à la fois un livre génial et un livre horrible. En bref, c'est un livre qu'il faut avoir lu.
Comme le résumé l'indique, Stephen King nous parle de tuerie et de prise d'otage dans les écoles. Sujet d'actualité il y a 20 ans, mais encore aujourd'hui, c'est quelque chose qu'il ne faut pas prendre à la légère et Stephen King nous fait comprendre l'ampleur du phénomène et bien plus.
 
Une des premières choses dont j'aimerai vous parlez, c'est le personnage de Charly. C'est lui qui porte l'histoire et pourtant c'est un personnage très complexe. Je me suis tout de suite dit : « ce mec est complètement cinglé. » Et puis au fil des pages, on se rend compte que oui il est cinglé, mais aussi très intelligent. Il a le don de manipuler les gens auxquels il est confronté d'une manière tout à fait fascinante. Il est profondément pervers et cruel, et il ne faut pas se leurrer, c'est un personnage qui dérange. 
Mais plus encore que Charly, ce sont les élèves de la classe qu'il prend en otage qui m'ont dérangé. J'avoue ne pas avoir compris leurs réactions vis-à-vis de la situation. J'ai trouvé ça même carrément flippant.
Soyons donc clair, c'est un roman qui dérange. Certain pourront se trouver mal à l'aise en le lisant et je dois bien avouer que ça m'est arrivé quelques fois. Mais au-delà de ça, j'ai trouvé cette lecture vraiment fascinante.
 
Et puis Stephen King, veut mettre l'accent sur la responsabilité des parents. On comprend très vite que Charly a eu une enfance plutôt « difficile ». SI je mets ce mot entre parenthèse, c'est pour dire que oui ce n'était pas facile tous les jours, mais que ce n'était pas non plus dans les extrêmes. Et c'est peut-être un des points qui m'a un peu agacé. Si tous les enfants avec une enfance un peu difficile se mettaient à tirer sur tout le monde, il y aurait beaucoup de morts. Alors il faut arrêter de dire que c'est la faute des parents. Charly part avec des problèmes mentaux, j'en suis certain.
 
Par contre, on peut dire que les adultes dans cette histoire ne gèrent rien du tout et sont complétement dépassé. Que ce soit les profs, ou les forces de police, ils sont vraiment considérés comme des incapables. Et puis la fin m'a complètement laissé « baba ». Ce n'est certainement pas ce à quoi je m'attendais. Je pense d'ailleurs qu'une relecture ne serait pas de trop pour comprendre tous les petits aspects psychologiques que je n'ai pas saisis.
 
En bref, c'est un livre que j'ai beaucoup aimé, il s'agit de mon premier Stephen King et je ne suis pas déçu. Mais accrochez-vous, car c'est un roman dur et sans pitié. 

mercredi 9 mai 2012

La fille de papier, Guillaume Musso


Edition Pocket
475 pages

Synopsis : 

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d'inspiration, voit surgir dans sa vie l'héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s'il arrête d'écrire. Impossible? Et pourtant..
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s'entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel..


Cette lecture a été réalisée dans le cadre d'une LC sur Livraddict organisé par Benjamin.
 
Dans un premier temps, il faut savoir que j'ai littéralement dévoré les 300 premières pages en un temps record. Le rythme est très entrainant et l'histoire m'a plu tout simplement.
 
Musso a souvent tendance dans ses livres à faire voyager ses personnages (et nous par la même occasion) et c'est quelques choses que j'adore. On ne se cantonne jamais aux mêmes endroits et je pense que c'est ça qui donne de la consistance et du rythme à l'histoire. Encore une fois on va à Rome, Paris, aux Etats-Unis et au Mexique, bref nos personnages ont la bougeotte.
 
Ensuite je dois dire que j'ai eu un vrai coup de cœur pour les personnages et notamment Billie et Tom. L'un fonctionne grâce à l'autre et c'est une très belle alchimie. Tom c'est l'archétype de l'écrivain désabusé et blasé par son métier et surtout par sa vie à laquelle il ne trouve plus de sens. Et Billie c'est l'héroïne secondaire de son roman qui va lui faire remonter la pente et qui va rendre Tom meilleur. Et j'ai trouvé ça absolument fascinant de voir comment ces deux personnes se complétaient à merveille.  
Mais je n'oublie pas Carole et Milo, les deux amis d'enfance de Tom. Ils forment un sacré trio. C'est à la vie, à la mort et ils s'entraideront toujours quoi qu'il arrive.
C'est donc une belle histoire d'amour et d'amitié. Une quête pour retrouver un peu d'espérance et de paix.
 
Mais ce roman ne remportera pas un carton plein avec moi, pour la simple et bonne raison, qu'il y a deux points qui m'ont dérangée. Et c'est tout particulièrement la fin qui m'a posé problème.
Premièrement la scène du « livre voyageur » m'a beaucoup énervé. Je l'ai trouvé trop longue et trop improbable. Tant de chance et de malchance à la fois... Ça m'a paru incohérent.
Et deuxièmement, et c'est ce qui m'a vraiment déçu : la toute toute fin. Elle est improbable, oui et non. J'ai lu tellement de Musso, que je dois dire que ses fins ne me surprennent plus. J'ai même l'impression qu'elles se ressemblent. J'aurais aimé qu'il s'arrête un peu plus tôt dans le roman.
Mais attention, ceux qui n'ont jamais lu de Musso, cette fin pourrait tout à fait vous plaire. Pour ma part je crois que je fais une overdose des livres de l'auteur. Il ne prend pas assez de risque à mes yeux.
 
J'ai l'impression qu'avec ce dernier paragraphe, ma chronique parait très négatif, mais sachez que ce n'est absolument pas le cas. Les ¾ du livres sont génialissime, mais la fin est je dois l'avouer un peu décevante. Je ne peux que vous conseiller de vous faire un avis.